La violence

Annie Déan, Enseignante pendant 30 ans, formatrice à la régulation non-violente des conflits au sein de l’IFMAN (Institut de Formation et de recherche du Mouvement pour une Alternative Non-violente) ,
Porte parole nationale du MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente),
Thérapeute en relation d’aide.
Co auteur du livre « Pour réguler les conflits : la non-violence ».
Vendredi 13 octobre 2017, à 20 h 30
9 Chemin de la Métairie (à 300 mètres de la mairie), à Pacé (35)

L’homme est un être social. Il ne peut vivre sans relation. Nous sommes tous différents et pouvons aussi avoir des désirs semblables qui font de nous des rivaux.
C’est le fondement de la possibilité de la violence.

Violence rime avec souffrance. De fait ce qui nous paraît violent est ce qui fait souffrir. Et chacun peut être tenté de se libérer de cette souffrance par une contre violence en retour, à l’encontre de l’autre ou de soi même !

Pour autant la violence fascine et nous en sommes abreuvés dans les médias , ce qui finit par occulter tout une part de la réalité. La violence brouille le réel, ment et nourrit le sentiment d’insécurité, la peur, la colère, le repli sur soi, le communautarisme et l’intolérance.
Mais aussi le sentiment d’impuissance et la résignation.
Autant de facteurs qui nourrissent la violence.

Chacun se croit porteur du bien et de la vérité. La violence peut alors apparaître comme la seule issue pour faire face aux conflits.
Peur et colère non apprivoisées, sont en effet les moteurs de la violence.
L’homme serait-il condamné à la violence, serait-il « un loup pour l’homme » (Hobbes) ?

Les neuro-sciences nous apprennent pourtant que l’altruisme est inné.
Alors pourquoi ? Quels sont les mécanismes qui mènent à la violence ?
Quels en sont les ressorts intimes ou structurels ?
Que ce soit sur le plan personnel, relationnel , collectif ou politique, les mécanismes sont les mêmes et sa logique semblable « la fin justifie les moyens », « l’Autre qui me gêne, me choque ou me dérange doit changer,se soumettre ou disparaître ».

La saine agressivité, aussi nommée assertivité, permet au contraire de s’affirmer fermement, librement, tout en permettant à l’autre de s’affirmer tout aussi librement. C’est apprendre à réguler les inévitables conflits.
Cela exige de développer l’écoute profonde de soi, l’empathie, la compassion et la reconnaissance de l’égalité en droit et en dignité de chacun. Afin que « le gêneur », ou « l’adversaire » du moment ne devienne pas la personne « qu’il faut changer » ou « l’ennemi à abattre ».

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